Fiche action : Airbnb (ABNB)

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Analyse de société Investiforum Airbnb (ABNB)

Airbnb exploite une plateforme de séjours et d’expériences, en connectant directement en ligne les hôtes et les invités lors du processus de réservation. Les biens réservables sont divers, allant de chambres particulières à des maisons entières, villas, cabanes dans les arbres, igloos et autres expériences inhabituelles/exotiques.

Depuis 2007, Airbnb s’associe aux hôtes pour leur permettre d’accueillir autrement. Près de 13 ans plus tard, Airbnb s’est transformé en un champion mondial de l’hébergement et de la location entre particuliers. Vivre comme un local, rencontrer de nouvelles personnes, économiser ou rentabiliser son immobilier : il existe de nombreuses raisons d’utiliser Airbnb, en invité comme en hôte.

Analyse réalisée le 28 novembre 2021 sur la base du rapport annuel de 2020.



Caractéristiques principales



Chiffres clés

0 Mrd$

Revenus

0 Mrd$

Perte net

0 $

Perte par action (dilué)

0 Mrd$

Cash disponible

0 $

Dividende par action

> 0 Mrd$

Capitalisation boursière

Mrd$ : milliard de $



Modèle économique

Airbnb est une entreprise dotée d’un modèle économique unique. En 2007, ses deux fondateurs, Brian Chesky & Joe Gebbia, cherchaient à payer leur loyer en louant des matelas pneumatiques dans leur propre appartement. Cependant, les deux entrepreneurs ne sont pas contentés de mettre à disposition leur appartement. Ils ont en effet proposé un service à valeur ajoutée à leurs invités, leur faisant visiter la ville et ce qu’ils y aimaient.

Fiche action : Airbnb (ABNB) 1

C’est là l’essence d’Airbnb : accueillir autrement tout en prônant la confiance. Cette dernière est une valeur clé de l’entreprise, car sans elle, impossible de cimenter les relations entre hôtes (hébergeurs) et invités (hébergés). En effet, 90 % des hôtes sont des non-professionnels qui louent leur logement. Dans ce genre de configuration, sans confiance, le modèle économique d’Airbnb ne pourrait pas fonctionner. Profils, messagerie intégrée, notes et paiements sécurisés reposant sur une plate-forme technologique ont tous contribué, à leur manière, à établir cette confiance indispensable. Telles sont les idées sur lesquelles Airbnb a été fondée et s’est développée depuis.

Airbnb s’est en effet transformée en un champion mondial de l’hébergement et de la location entre particuliers, avec plus de 4 millions d’hôtes proposant appartements, chambres individuelles ou encore villas de luxe à tout un chacun. Ces hôtes ont jusqu’à présent accueilli 800 millions d’arrivées d’invités dans environ 100 000 villes dans presque tous les pays et régions du monde (51 % des revenus de l’entreprise sont générés en dehors des États-Unis). Vivre comme un local, rencontrer de nouvelles personnes, économiser ou rentabiliser son immobilier : il existe de nombreuses raisons d’utiliser Airbnb, en invité comme en hôte. Mieux, le modèle s’est développé pour inclure des expériences dans des villes du monde entier, voire en ligne. Airbnb est devenue synonyme de voyage, et ce, qu’importe sa forme.

Revenus par zone

Revenus par zone

Le modèle de l’entreprise est unique dans son effet de réseau, puissant avantage concurrentiel (moat). Voyez plutôt : une augmentation du nombre d’hôtes entraîne une augmentation de la demande des hôtes et une augmentation du nombre d’hôtes entraîne une augmentation de l’offre des hôtes. Un cercle vertueux qui bénéficie directement à Airbnb. Nous reviendrons plus loin sur les moats de l’entreprise.

En effet, Airbnb peut être définie comme une place de marché bilatéral entre les hôtes et les clients consommateurs. L’entreprise fournit ses outils de tarification, ses capacités de planification, ses assurances et ses services de paiement. En échange, Airbnb touche des commissions sur les frais de réservations faites sur sa plateforme, tout en facturant d’autres frais aux hôtes. Un peu comme Uber, un autre leader de l’économie collaborative (sharing economy) qui fait le lien entre conducteurs et passagers. Bien évidemment, plus cette place de marché accueillera des transactions, plus les revenus grimperont.

Schématisation du modèle économique d'Airbnb
Exemple de la façon dont Airbnb génère des profits via sa plateforme (chiffres fictifs tirés du prospectus d'IPO). Schéma original : JP Morgan Chase


Une pandémie impitoyable

Pour celles et ceux qui s’intéressent à Airbnb en tant qu’investissement en 2021, il convient de séparer l’historique financier de l’entreprise en 2 périodes. D’une part, l’avant-COVID-19, soit jusqu’au dernier trimestre 2019, et d’autre part tout ce qui s’est passé depuis.

Des revenus croissants ...

... Mais pas de bénéfices

Transactions réalisées

L’entreprise a généré, en 2019, plus de 4,5 milliards de dollars de revenus annuels. Comme de nombreuses valeurs de croissance (growth), l’entreprise n’était cependant pas encore durablement rentable. Tout au plus a-t-elle publié 2 trimestres bénéficiaires, en septembre 2018 et 2019. Nous touchons ici du doigt l’un des premiers risques d’Airbnb, sur lesquels nous reviendrons plus bas : la saisonnalité.

Puis arriva la pandémie de COVID-19.

Revenus/pertes nets

Remémorons-nous l’enchaînement des évènements entre fin 2019 et fin 2020 :

  • Décembre 2019 : une nouvelle souche de maladie à coronavirus est signalée pour la première fois.
  • Mars 2020 : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que l’épidémie de COVID-19 est une pandémie. Pour tenter de limiter la propagation du virus, diverses restrictions sont mises en place. Les revenus d’Airbnb décroissent, le bénéfice se transforme en perte.
  • Septembre 2020 : un assouplissement estival aidant, le modèle économique d’Airbnb commence à rebondir, démontrant une certaine résilience.
  • Décembre 2020 : douche froide au cours de ce 4e trimestre 2020, alors qu’une autre vague d’infections à la COVID-19 apparaît. Des confinements stricts, notamment en Europe, sont mis en place. Le rebond est stoppé net. Les pertes nettes sont d’autant plus élevées en raison de 2,9 milliards de dollars de rémunérations en d’actions pour le personnel, en réponse à la réussite de l’IPO ce mois-là.

Revenus

Bénéfices/pertes nets

Transactions réalisées

Valeur de réservation brute

Dès le début de 2020, alors que la COVID-19 commençait à perturber les voyages à travers le monde, l’activité d’Airbnb a donc considérablement diminué. Pratiquement, l’impact de la pandémie correspond à un retour en arrière de deux ans en ce qui concerne les réservations et de valeur brute de réservation. 

Cette valeur brute de réservation (Gross Booking Value “GBV”) représente la valeur en dollars des réservations sur la plateforme au cours d’une période. Elle comprend les revenus de l’hôte, les frais de service, les frais de nettoyage et les taxes, déduction faite des annulations et des modifications survenues au cours de cette période. La GBV est considérée comme une mesure clé d’Airbnb (Key Business Metric, “KPI”) : si la GBV croît, c’est que l’entreprise arrive à attirer et à retenir des hôtes et des invités. Dit autrement, cela signifie que les réservations et les expériences réservées sont plus nombreuses.

La GBV a fortement diminué en raison de la pandémie de COVID-19 et des confinements associés (-37 % entre 2020 et 2019). Airbnb a même vu sa GBV devenir négative pendant 2 mois à la suite de nombreuses annulations, bien plus que le nombre de réservations faites sur la même période.

Évolution de la valeur brute de réservation en 2020



Un modèle résilient ?

Les derniers résultats trimestriels et cette GBV permettent d’avoir une idée de la résilience du modèle d’Airbnb :

  • Au premier trimestre 2021, la GBV était en hausse de 52 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette augmentation est principalement due à l’augmentation continue des voyages intérieurs sur la plateforme. Airbnb a en effet constaté une forte résilience des marchés domestiques et courte distance.
  • Au deuxième trimestre 2021, la GBV a augmenté de 320 % par rapport à la même période de l’année précédente.
  • Pour le premier semestre de 2021, la GBV était en augmentation de 138 % par rapport à la même période de l’année précédente.

L’entreprise a donc pris une grosse claque à cause de la pandémie, mais néanmoins, la marque Airbnb continuer à attirer tant les hôtes que les invités. C’est là le second avantage concurrentiel principal de l’entreprise, sa marque. Nous y reviendrons plus bas. Quoi qu’il en soit, les gens veulent visiblement toujours voyager, peut-être différemment en fonction de la situation (au sein de leurs pays, à proximité de chez eux, etc.), mais il n’empêche. Selon Airbnb, la demande américaine s’est très rapidement remise ce qui n’est pas négligeable, car c’est le marché domestique de l’entreprise (49 % du mix géographique, pour rappel).

En parallèle, des tendances de fond profitent à l’entreprise. Tant dans notre façon de vivre (les voyages de 28 jours ou plus sont en forte augmentation) qu’en ce qui concerne les habitudes de travail (comme le fait de télétravailler de n’importe où). Les réservations flexibles devenant la norme, Airbnb va également dans ce sens avec des fonctionnalités comme « Flexible Dates », « Flexible Matching » et « Flexible Destinations ».

Tout a changé. Le monde ne redeviendra jamais comme il était en 2019. Avant la pandémie, nous vivions dans un endroit ou une maison, travaillions dans un autre endroit ou bureau, allions dans un troisième endroit – le voyage. Maintenant, les trois endroits ne forment plus qu'un. Et ils peuvent être partout où nous voulons être. Et tant que les employeurs permettront aux gens de vivre une vie hybride, nous n'aurons pas à revenir travailler cinq jours par semaine. Cela signifie que des millions de personnes sont désormais plus flexibles. Ils sont plus flexibles sur l'endroit où ils peuvent aller, quand ils peuvent aller. Donc je pense que cela va ouvrir une énorme flexibilité, et donc beaucoup plus de voyages pour les gens.

Brian Chesky, CEO d'Airbnb sur CNN
Brian Chesky CEO Airbnb

Le modèle semble donc avoir survécu ! Il faut dire qu’Airbnb a également pris les mesures et décisions qui s’imposaient pour garantir sa survie en 2020. L’entreprise a ainsi réduit son personnel, ses coûts marketings, ce qui a permis de stopper l’hémorragie. Airbnb s’était également recentrée sur le voyage local, moins impacté par les restrictions, tout en s’engageant à indemniser ses hôtes grâce à une enveloppe de 250 millions de dollars d’aides. C’était un coût financier non négligeable, bien que salvateur et fidélisant pour ses hôtes (sans hôtes, pas de place de marché et le modèle économique tombe). Quoi qu’il en soit, fin 2020, l’entreprise restait assise sur un peu moins de 6,4 milliards de dollars de liquidités et placements à court terme, mobilisables immédiatement au besoin.

Historiquement, Airbnb a considérablement investi pour développer sa communauté d’hôtes et d’invités, introduisant des offres et des fonctionnalités nouvelles, en améliorant d’autres, augmentant ses dépenses de marketing, étendant ses opérations, etc. Ce faisant, vous vous douterez bien qu’Airbnb a l’intention de conserver tout bénéfice futur et ne prévoit donc pas de verser de dividende dans un avenir proche.



Chiffres historiques

Revenus (Mrd$)

Résultat net (Mrd$)

BPA (dilué, $)

Dépenses (% des revenus)

Free cash flow (Mio$)

Dette totale (Mrd$)

Mrd$ : milliard de $ | Mio$ : million de $

Actionnariat de l'entreprise

0 %

Entités stratégiques & insiders

Top 3

0 %

Flottant (institutions financières et particuliers)

0 %

Flottant institutionnel (ETF, fonds, etc)

Top 3

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Fiche action : Airbnb (ABNB) 2


Analyse fondamentale

0 x

Ratio P/B

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Ratio P/S

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Ratio P/E

0

Z-Score d'Altman

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Ratio de liquidité générale

0 $

Valeur intrinsèque selon Graham

0 /9

Piotroski F-Score

0 /9

Score Investiforum

Airbnb possède le profil fondamental d’une entreprise technologique de croissance, avec des multiples de valorisation assez élevés en parallèle d’une situation déficitaire.

Ce faisant, il n’est pas possible de calculer une valeur intrinsèque Benjamin Graham, père du value investing et auteur des excellents livres fondamentaux « Security Analysis » et « L’Investisseur Intelligent ». Le Piotroski F-Score, de son côté, est situé à 6 sur une échelle de 9. Il identifie Airbnb comme une entreprise à la situation financière stable. L’entreprise est notamment aidée par un rendement des flux de trésorerie sur les actifs positif, une légère amélioration de la marge brute ou encore une dette saine.

Le Z-Score d’Altman et le ratio de liquidité générale (current ratio) permettent d’ailleurs de renforcer ce sentiment de sécurité vis-à-vis de la dette et d’une potentielle faillite dans les deux ans. Avec un Z-Score supérieur à 7, l’entreprise n’est clairement pas concernée par une faillite sur le court terme. Qui plus est, son current ratio de 1,86 x signifie que l’entreprise a les ressources financières pour rester solvable à court terme. Airbnb a en effet suffisamment d’actifs à court terme (~ 8,9 milliards, dont 6,4 milliards de trésorerie et placements à court terme) par rapport à la valeur de ses passifs à court terme (~ 5,1 milliards, principalement des charges à payer) pour se sortir du pétrin s’il le fallait. L’entreprise ne devrait donc pas avoir besoin de lever de nouveaux capitaux à moyen terme.

Cette analyse fondamentale a été réalisée le 28 novembre 2021. Les chiffres et multiples peuvent être sensiblement différents à l’heure de lire cette analyse.



Croissance future

Selon Airbnb, l’entreprise a face à elle un marché adressable total (TAM) de près de 3,4 billions (mille milliards) de dollar. Ce TAM se décompose en 1,8 billion de dollars pour les séjours de courte durée, 210 milliards de dollars pour les séjours de longue durée et 1,4 billion de dollars pour les expériences.

Le succès futur du groupe pour conquérir ce TAM reposera principalement sur :

L’avantage d’Airbnb est que grâce à sa flexibilité, elle peut encore se permettre de fonctionner comme une startup, afin de s’adapter rapidement aux préférences des consommateurs et élargir son champ d’activité (voire son TAM, notamment avec le télétravail).

Winter Release Airbnb ABNB

Airbnb propose des mises à jour régulières de sa plateforme, appelées « releases », qui rassemblent de grandes quantités de modifications et nouvelles fonctionnalités. Ces mises à jour font partie intégrante de la stratégie de croissance de l’entreprise, tant elles permettent d’adresser les axes d’augmentation du TAM détaillés plus haut. Par exemple, la mise à jour d’hiver 2021 a ajouté plus de 50 fonctionnalités et améliorations, comme une protection étendue pour les hôtes (image de marque, développement de l’offre), un moteur de traduction intégré (développement de l’offre, amélioration du mix géographique), plus d’options de flexibilité (engagement des invités), etc.

Ces différents axes de développement permettent de mettre en lumière les forces d’Airbnb : ses avantages concurrentiels. L’entreprise possède un actif intangible exceptionnel grâce à sa marque, plébiscitée par les Millenials. Lorsqu’on leur demande où ils préféreraient séjourner lorsqu’ils voyageront à l’avenir, Airbnb est désormais en tête de liste.

De plus, le fonctionnement de place de marché d’Airbnb lui permet de bénéficier d’un effet de réseau hétérogène, à deux facettes, qui gagne en force au fur et à mesure que les utilisateurs se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la transaction. Et ce réseau a également le mérite d’être global, plus résilient à un quelconque trouble local et fait encore face à de nombreux marchés à conquérir… Marchés qui viendront, eux aussi, augmenter ce rempart concurrentiel d’effet de réseau. Un cercle vertueux, comme nous l’avions déjà souligné !

Bref : un large TAM combiné à une plateforme flexible et innovante et une marque reconnue auprès des jeunes générations font d’Airbnb une valeur parée pour une croissance élevée dans le futur.

Risques identifiés

Venant enfin aux risques de l’entreprise. Il existe bien sûr un risque traditionnel de compétition (le principal compétiteur étant Booking), mais qui peut être vu comme faible à modéré. En effet, d’une part, la marque Airbnb est un énorme rempart concurrentiel et, d’autre part, Airbnb se focalise sur l’expérience individuelle (là où Booking est plus orienté hôtellerie).

Comparaison des revenus et de la Marge brute entre Airbnb (ABNB) et Booking (BKNG), son principal concurrent
Comparaison des revenus et de la marge brute entre Airbnb (ABNB) et Booking (BKNG), son principal concurrent. Comme nous le voyons ci-dessous, Airbnb surpasse Booking tant du point de vue de la marge brute (graphe du haut) qu’en matière de revenus.

Le principal risque est bien évidemment la suite de la pandémie à COVID-19, et plus particulièrement la propagation de variants (comme le dernier variant Omicron sud-africain). En effet, une nouvelle vague plus contraignante pourrait retarder considérablement la levée des restrictions de voyage et de tourisme. Il suffit de voir la tenue du cours fin novembre pour sentir une certaine « fébrilité » à cet égard :

Sensibilité du cours d'Airbnb en novembre 2021
Sensibilité du cours d’Airbnb en novembre 2021. Les craintes d’un quatrième vague plus intense, ainsi que l’émergence du variant Omicron ne font clairement pas les affaires de l’entreprise. Un scénario similaire à mai 2021, où il s’agissait de la troisième vague et du variant Delta.

Nous l’avons déjà amplement dit dans cette analyse, la COVID-19 possède un effet négatif disproportionnel sur l’industrie du voyage. Airbnb le ressent à tout niveau, des réservations de nuits et d’expériences aux nécessités d’offrir une offre flexible, plus sujette à l’annulation, ainsi que des frais plus élevés (qui viennent ronger les marges bénéficiaires) afin de retenir les hôtes, d’instaurer un niveau de confiance envers les invités et de maintenir l’image de marque.

Autre risque à considérer : l’absence de croissance espérée. Airbnb réalise des investissements importants pour accroître son marché et son économie de plateforme. Néanmoins, si l’entreprise ne parvient pas à conserver les hôtes/clients existants ou à ajouter de nouveaux hôtes/clients, ou si la qualité de l’expérience Airbnb n’est pas au rendez-vous, le business model va s’en trouver affecté. Et ce faisant, la valorisation actuelle étant basée sur les espérances de croissance future, la capitalisation (et donc le cours) en souffriront.

Enfin, un dernier risque intrinsèque au secteur du voyage réside dans la saisonnalité. La saisonnalité reflète les comportements de voyage typiques au cours de l’année. Habituellement, les clients réservent plutôt durant les trois premiers trimestres de l’année (Q1-Q2-Q3), car ils prévoient de voyager pendant la haute saison des voyages, qui se situe au troisième trimestre (Q3) pour l’Amérique du Nord et la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Cette saisonnalité est clairement observable au niveau du GBV d’Airbnb. Ce faisant, lorsqu’on regarde les résultats trimestriels, il est logique d’observer des revenus plus élevés au troisième trimestre et, par extension, un impact sur les flux de trésorerie disponibles pour un trimestre donné. Heureusement, les coûts sont relativement fixes d’un trimestre à l’autre.

La saisonnalité illustrée sur le GBV

Le Q2 2020 ayant été fortement impacté par la première vague de COVID-19.