Fiche action : Microsoft (MSFT)

Fiche action : Microsoft (MSFT) 1

Analyse de société Investiforum Microsoft (MSFT)

Microsoft Corporation développe, licence et commercialise une vaste gamme de produits logiciels, de services et d’appareils. La société est active dans des secteurs variés comme le matériel informatique (tablettes Surface), les systèmes d’exploitation (Windows), les applications de productivité multiappareils (Office), le cloud computing (Azure), les jeux vidéo (Xbox) ou encore les réseaux sociaux (LinkedIn).

Fondée en 1975 par Bill Gates et Paul Allen, et cotée en bourse depuis 1986, Microsoft fait partie des principales capitalisations boursières du NASDAQ, aux côtés d’Apple et d’Amazon.

Analyse réalisée le 14 août 2021 sur la base du rapport annuel de 2021 (exercice clos le 30 juin 2021).

Caractéristiques principales

Chiffres clés

0 Mrd$

Revenus

0 Mrd$

Résultat net

0 $

Bénéfice par action (dilué)

0 %

Rentabilité des actifs

0 $

Dividende par action

> 0 Mrd$

Capitalisation boursière

Mrd$ : milliard de $

Répartition du chiffre d'affaire

Revenus par segment

Revenus par zone

Résultat d'exploitation

Depuis sa création en 1975, Microsoft est devenue l’une des entreprises technologiques les plus prospères au monde et a connu des décennies de succès continu. Certaines des principales activités commerciales de la société incluent son célèbre système d’exploitation Windows (dont la version 11 est attendue fin 2021), ses divers logiciels et services, ses gammes d’électronique grand public, ainsi que des offres plus récentes telles que le cloud computing via sa branche Azure. Depuis 2014, ce segment du cloud intelligent de Microsoft a connu une croissance constante et est devenu une source majeure de revenus pour l’entreprise. C’est d’ailleurs là que Microsoft cherche sa croissance future.

Évolution du résultat opérationnel de la division "Intelligent Cloud"

+43% en 2021

Grâce à sa présence précoce dans l’informatique et à sa stratégie de diversification, Microsoft est désormais derrière bon nombre d’outils, services et équipements du quotidien. Dans le domaine professionnel, la suite Office est ainsi très largement utilisée pour ses finalités bureautiques, là où LinkedIn est devenu le réseau social professionnel par excellence (et peut-être bientôt un acteur majeur de l’économie à la tâche, comme Fiverr et Upwork). Dans l’électronique grand public, Microsoft a lancé en 2020 sa nouvelle génération de consoles de jeux, les Xbox Series X/S, en parallèle du développement d’un nouveau produit, la Surface Duo, un hybride téléphone-tablette pliable comportant deux écrans distincts. Là où les consoles ont connu un succès certain (cinq millions d’unités vendus dans le monde en à peine 27 semaines), la Surface Duo rencontre quant à elle un accueil bien plus mitigé.

En juin 2021, l’entreprise comptait environ 181 000 employés à temps plein.

Chiffres historiques

Revenus (Mrd$)

Résultat net (Mrd$)

BPA (dilué, $)

Dividende ($)

Rentabilité des actifs (%)

Dette totale (Mio$)

Mio$ : million de $

Ces 6 dernières années, Microsoft a vu ses revenus et son résultat net croître de manière constante. Néanmoins, l’année fiscale 2021 est inhabituelle en ce sens que le COVID-19 a largement bénéficié à l’entreprise. En mettant l’accent sur la transformation numérique, Microsoft fait partie des interlocuteurs digitaux de prédilections alors que les économies se remettent de la pandémie et les compétences/besoins digitaux se démultiplient. L’utilisation et la demande du cloud en profitent pleinement, les clients de Microsoft accélérant leur transformation numérique. Le grand public contribue également à cette demande générale, avec une demande continue de PC et d’outils de productivité pour le télétravail, ainsi qu’un bel essor des activités ludiques. Il suffit de voir le bond de 38 % du résultat net en glissement annuel pour se convaincre que oui, Microsoft fait définitivement partie des grands bénéficiaires de la pandémie.

Ce momentum favorable n’aurait pas été rendu possible sans Satya Nadella, le CEO actuel. Sous sa direction, Microsoft est passée d’un modèle de vente de produits en boîte à un modèle de fourniture de service (Software as a Service ou SaaS, Platform as a Service ou PaaS et Infrastructure as a Service ou IaaS). Ce modèle est basé sur le principe d’abonnement, au travers d’applications basées sur le cloud (Office 365, Azure), mais également via l’univers des jeux vidéos (Xbox Live, Xbox Game Pass). Outre la relance de la croissance du chiffre d’affaires, ce changement de modèle a aidé l’entreprise à accroitre son bénéfice net, ses flux de trésorerie devenant plus prévisibles grâce au principe d’abonnement.

Du côté de la dette, une tranche courante de la dette à long terme de 8,1 millions de dollars a été payée en 2021. Une autre tranche courante conséquente est attendue en 2022 (8,1 millions de dollars), avant quelques années moins douloureuses. Notons que Microsoft n’a pas émis de nouvelle dette à proprement parler en 2021, mais a restructuré une partie de sa dette existante afin de profiter de taux de financement favorables sur les marchés de la dette. L’entreprise bénéficie en effet d’une bonne notation de crédit et l’environnement de taux d’intérêt étant bas, cela lui permet de retarder la maturité de sa dette.

Le groupe américain verse un dividende depuis 2003, ce dernier étant en augmentation depuis 19 années consécutives. Il se situe désormais à 2,24 $ par action, soit un rendement continuant d’évoluer autour de 1 %.

Nous continuons à transformer notre entreprise pour devenir le leader dans la nouvelle ère du cloud intelligent et de l'informatique de périphérie. Nous rassemblons la technologie et les produits en expériences et solutions qui créent de la valeur pour nos clients. Notre rôle unique en tant que fournisseur de plateformes et d'outils nous permet de relier les points, de rassembler un écosystème de partenaires et de permettre aux organisations de toutes tailles de développer la capacité numérique nécessaire pour relever ces défis.

Satya Nadella, CEO de Microsoft dans le rapport annuel de 2020
Satya Nadella

Actionnariat de l'entreprise

7,5 milliards d'actions réparties entre :
0 %

Flottant

0 %

Insiders (CEO, conseil d'administration, etc.)

Top 3

0 %

Propriété institutionnelle (ETF, fonds, etc)

Top 3

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Fiche action : Microsoft (MSFT) 2

Analyse fondamentale

0 x

Ratio P/B

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Ratio P/S

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Ratio P/E

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Z-Score d'Altman

0

Bêta (vs. S&P 500)

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Valeur intrinsèque selon Graham

0 /9

Piotroski F-Score

0 /9

Score Investiforum

Microsoft, comme nombre d’actions technologiques de croissance, présente des multiples de valorisation assez élevés. Tant le ratio Price-to-Book (P/B) que le ratio Price-to-Sales (P/S) sont élevés, sans parler du ratio Price-to-Earning (P/E) qui, si nous prenons du recul, se rapproche de son plus haut historique d’août 2020.

Le Z-Score d’Altman est une mesure de la probabilité que Microsoft fasse faillite dans les deux ans. Avec un résultat de 8,7, l’entreprise n’est clairement pas concernée par une faillite sur le court terme. Qui plus est, son bêta sur 5 ans de 0,78 vis-à-vis du S&P 500 signifie que l’action a tendance à être moins volatile (et donc moins risquée) que le reste du marché boursier américain.

Un mot sur la valeur intrinsèque selon Benjamin Graham, père du value investing et auteur des excellents livres fondamentaux « Security Analysis » et « L’Investisseur Intelligent ». Selon lui, en utilisant le cours de l’action de l’entreprise, ses bénéfices par action et ses dividendes, la valeur intrinsèque d’une action peut être trouvée et comparée à sa valeur de marché. Graham pensait également que comme l’investisseur a le choix entre placer de l’argent dans des actions ordinaires ou des obligations, il était approprié de prendre en compte le taux d’intérêt payé sur une obligation de haute qualité pour déterminer la valeur intrinsèque d’une action. 

Dans notre calcul, nous utilisons donc le rendement d’obligations d’entreprises de grade AAA (1,88 %) et les projections de croissance de Microsoft disponibles sur Yahoo Finances (17,22 % par an pour les 5 prochaines années). Le cours au moment du calcul était de 292,85 $ et le dernier BPA de 8,05 $. Cette approche, dite « révisée » de la valeur intrinsèque selon Graham, estime la valeur intrinsèque d’une action Microsoft à 456,32 $, soit une sous-valorisation de 44 % par rapport au cours actuel. Cette valeur est à prendre comme une estimation, en ce sens qu’elle dépend fortement des projections de bénéfices futurs qui restent hautement hypothétiques.

Le Piotroski F-Score, de son côté, est très bon. Situé à 8 sur une échelle de 9, c’est un signal d’achat selon la philosophie de ce score. En effet, ce dernier identifie Microsoft comme une entreprise présentant des bilans liquides solides, une rentabilité croissante et une efficacité opérationnelle. Quant à notre score Investiforum, dérivé de l’approche NASDAQ Dozen, le résultat est bon ici aussi. La note finale est de 7 sur 9, impactée par le rendement du dividende inférieur à 2 % et un ratio PEG synonyme de survalorisation au regard de la croissance du bénéfice attendue.

Cette analyse fondamentale a été réalisée le 14 août 2021. Les chiffres et multiples peuvent être sensiblement différents à l’heure de lire cette analyse.

Croissance future

Microsoft est une entreprise profondément innovatrice : son budget Recherche & Développement a d’ailleurs augmenté de 1,4 Mrd$ (+12%) en 2021. Ce budget R&D correspond à 12 % des revenus annuels.

Le succès du groupe repose sur :

C’est pourquoi Microsoft investit largement dans une gamme de tendances et de percées technologiques émergentes à même d’offrir des opportunités significatives pour apporter de la valeur à ses clients et de la croissance à la société. Ainsi, Microsoft maintient un engagement à long terme en R&D, sur un large éventail de technologies, d’outils et de plates-formes couvrant les expériences de travail et de vie numériques, le cloud computing, l’intelligence artificielle («IA»), les appareils et les systèmes d’exploitation. En voici quelques exemples.

Enfin, la firme possède plusieurs larges avantages concurrentiels (actifs intangibles, effet de réseau, coût de changement élevé) à même de soutenir sa croissance future. Soulignons par exemple le segment Productivité et processus professionnels de Microsoft qui, au travers de Microsoft Office (Word, Excel, Outlook, etc.) et LinkedIn (en tant que premier outil de réseautage professionnel), présente un avantage concurrentiel large (coût de changement élevé et effet de réseau). Et que dire du segment informatique personnelle qui, Microsoft Windows oblige, présente, lui aussi, un large avantage concurrentiel soutenu par des coûts de changement élevés et un effet de réseau ? Pas d’avantages, en revanche, du côté des périphériques (Xbox, Surface, etc.), où la concurrence est d’ailleurs féroce.

Enfin, l’entreprise ne rechigne pas à réaliser des acquisitions ciblées. Après LinkedIn (27 milliards) en 2016 et GitHub (7,5 milliards) en 2018,  Microsoft a racheté cette année :

  • Le studio de jeux vidéos ZeniMax Media (8,1 milliards), la société mère de Bethesda Softworks, l’un des plus grands développeurs et éditeurs de jeux privés au monde. Cette acquisition bénéficiera au segment Informatique personnelle, au développement de l’offre de jeux sur la plateforme Xbox et à l’enrichissement du Xbox Game Pass.
  • L’entreprise cloud et d’IA Nuance Communications (19,7 milliards), fournissant des solutions dans le domaine de la santé et des entreprises. Un joyau dans l’escarcelle de la division Intelligent Cloud !
Le studio Bethesda possède de nombreuses licences bien connues des joueurs et joueuses ! Ce studio va maintenant dédier ses productions à l’environnement de jeux vidéos Microsoft (Xbox, Game Pass, etc.). Il n’est cependant pas exclu que certains jeux soient développés pour d’autres plateformes, ce qui augmenterait les profits !
Le studio Bethesda possède de nombreuses licences bien connues des joueurs et joueuses ! Ce studio va maintenant dédier ses productions à l’environnement de jeux vidéos Microsoft (Xbox, Game Pass, etc.). Il n’est cependant pas exclu que certains jeux soient développés pour d’autres plateformes, ce qui augmenterait les profits !

Risques identifiés

Qu’en est-il des risques, justement ? Microsoft est confronté à des risques qui varient selon les produits et les segmentsPour faire simple, Microsoft évolue sur divers marchés hautement compétitifs, bataillant face à des cadors du secteur. La liste comprend des entreprises bien connues telles qu’Apple, Google, SAP, IBM et Oracle, pour n’en citer que quelques-uns.

À nos yeux et vu ce qui a été dit ci-dessus, le principal compétiteur de Microsoft est à chercher sur le segment du cloud computing : Amazon, via sa filiale AWS. Cette dernière a en effet pris d’assaut le marché du cloud, Amazon AWS et Microsoft Azure étant tous deux considérés comme des leaders incontestés en la matière. Dans ce segment très dynamique et en croissance structurelle, Microsoft Azurez semble évoluer positivement jusqu’à présent, gagnant des parts chaque années là où Amazon AWS, quant à lui, stagne à 32-33%. 

Ce qui est sûr, c’est qu’aucune erreur ne sera permise sur ce marché étant donné la concurrence intense. C’est dans ce domaine que Microsoft devra réussir ces prochaines années pour justifier la valorisation plus élevée du titre.

Parts de marchés en infrastructure cloud (PaaS & IaaS) au 1er trimestre 2021

Microsoft améliore sa pénétration du marché cloud année après année

Autre risque à considérer : l’absence de rendement escompté. Microsoft réalise des investissements importants dans des produits et services qui pourraient ne pas atteindre les succès attendus. Aussi attrayant que cela puisse paraître, le développement de nouvelles technologies reste un processus complexe pouvant nécessiter de longues périodes de développement et de test. Des retards importants dans les nouvelles versions ou des problèmes importants dans la création de nouveaux produits ou services pourraient avoir une incidence défavorable sur les revenus de l’entreprise.

Enfin, via notre analyse fondamentale, il apparaît clair que la valorisation de Microsoft est assez tendue, proche de ses plus hauts historiques. Cependant, la transition vers un modèle économique de services peut partiellement justifier les multiples élevés calculés plus haut. De plus, par rapport à ses concurrents comme Apple, Amazon ou Google, Microsoft reste relativement bon marché, surtout au regard de sa forte trajectoire de croissance.

Sources de l'analyse

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